Les années onésiennes : ce que les sources publiques établissent des éditions 2005–2010
Six éditions, 40 passages documentés, une salle communale de banlieue genevoise. Cette page explique d’où viennent ces informations, ce qu’elles valent, et ce qui manque.
Les six éditions
La salleProgramme complet — horaires, salles et pays Fiche de l’édition →
Affiche connue, détail des soirées non documenté Fiche de l’édition →
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Un festival né dans une salle communale
Entre 2005 et 2010, une salle communale d’Onex, commune de la banlieue genevoise, a accueilli six éditions d’un festival consacré aux interprètes féminines. Ce n’est pas un détail d’érudition locale : c’est l’une des rares programmations romandes d’une décennie entière dont on puisse aujourd’hui reconstituer l’affiche année par année.
La manifestation existe toujours. Elle a quitté Onex, s’est déployée sur plusieurs lieux du canton de Genève et se tient désormais en novembre. Sa programmation actuelle est publiée sur son propre site, qui en est la seule source valable. Ce qui suit ne concerne que les années onésiennes, closes depuis plus de quinze ans.
Trois sources qui se recoupent
La reconstitution repose sur trois ensembles documentaires produits indépendamment les uns des autres, à des moments différents :
- La rétrospective du festival lui-même. Une page publiée en 2010 énumère les affiches des éditions 2005 à 2009. C’est la source primaire pour ces cinq années.
- Un programme archivé par un média culturel suisse. Pour la 6e édition, 9–13 novembre 2010, il conserve le détail complet : 10 concerts, avec horaire, salle et pays d’origine pour chacun. C’est la seule édition documentée à ce niveau.
- Les fiches d’artistes datées. 57 noms de ces éditions sont rattachés à une fiche dont l’adresse et la date sont documentées, ce qui permet de les situer dans une édition précise même quand leur contenu est perdu.
Le point important est que ces sources concordent. Les fiches datées du début 2007 portent exactement les six noms que la rétrospective attribue à l’édition 2006. Celles de fin 2009 portent exactement les huit noms de l’édition 2009. Deux sources établies à des années d’intervalle, par des parties qui ne se coordonnaient pas, disent la même chose : c’est la meilleure garantie qu’un tel corpus puisse offrir.
Ce qui manque, et pourquoi
Trois lacunes méritent d’être nommées plutôt que dissimulées.
Le détail des six pages d’édition est perdu. La rétrospective renvoie vers une adresse par année, mais aucune de ces six pages n’est plus consultable sous quelque forme que ce soit. Ce qu’elles contenaient au-delà de la liste des noms — un texte de présentation, des horaires, un lieu — n’est pas connu, et ce répertoire ne le suppose pas.
Huit noms de 2010 ne sont établis que par une mention. Un média culturel romand les recense dans sa couverture de cette édition, ce qui suffit à établir le nom et le rattachement à l’affiche — Souad Massi, Maciré Sylla, Phoebe Killdeer, Anna Aaron, Madjo, Solam, Plastiscines, Peau. Ce que la fiche de présentation de l’époque disait de l’artiste, en revanche, n’est pas connu. Le nom et le passage sont sourcés ; le reste ne l’est pas, et n’est donc pas écrit.
L’ordre des soirées 2005–2009 est inconnu. On connaît les affiches, pas les dates ni l’ordre de passage. Ce site ne comble pas ce vide : les fiches de ces cinq années présentent une liste d’artistes, jamais un déroulé.
Pourquoi ces six années méritent une fiche
Une programmation de salle communale ne laisse normalement aucune trace exploitable : l’affiche circule sur des affichettes et dans la presse locale, puis disparaît. Ces six éditions font exception parce que deux parties distinctes en ont conservé la liste — le festival dans sa propre rétrospective, un média culturel dans son programme de 2010.
Le résultat est mesurable : 57 noms rattachés à une année précise, 6 affiches complètes, et une soirée-par-soirée pour l’édition 2010. C’est peu à l’échelle d’une scène nationale, et beaucoup pour un lieu de cette taille. La méthode appliquée à l’ensemble du répertoire est détaillée sur à propos.
Questions fréquentes
Pourquoi certaines éditions sont-elles mieux documentées que d’autres ?
Parce que les sources ne couvrent pas les six années également. Pour 2010, un média culturel suisse a publié le programme complet — dates, horaires, salle par soirée. Pour les cinq années précédentes, seule l’affiche est connue, par la rétrospective que le festival a publiée lui-même sur lescreatives.ch. Une année n’est donc pas mieux écrite qu’une autre : elle est mieux sourcée.
D’où viennent les programmations publiées ici ?
De deux sources indépendantes, qui se recoupent. La page rétrospective publiée par le festival lui-même énumère les affiches de 2005 à 2009. Pour 2010, un média culturel suisse conserve le programme complet, avec les horaires, les salles et les pays d’origine. Les noms qu’elles donnent concordent, année par année.
Pourquoi certaines éditions sont-elles moins détaillées que d’autres ?
Parce que les sources le sont. Seule l’édition 2010 dispose d’un programme complet, avec horaires et salles. Pour 2005 à 2009, la liste des artistes est connue mais pas le détail des soirées. Ce site n’extrapole pas : quand une information manque, elle est absente plutôt que devinée.
Les noms d’artistes sont-ils complets pour chaque édition ?
Pour 2010, oui : les dix passages sont connus, avec l’horaire et la salle de chacun. Pour 2005 à 2009, les affiches sont connues dans leur ensemble, mais rien ne garantit qu’une source publiée après coup soit exhaustive. Les effectifs annoncés ici — de quatre à huit noms selon l’année — sont donc ceux que les sources établissent, pas une reconstitution du nombre réel de concerts.